Noël et le premier de l’an s’y prêtent cette année : en tombant un mardi, il est tentant pour bon nombre de salariés de prolonger d’une journée les fêtes de fin d’année. L’employeur doit toutefois valider cette demande au préalable.

Il peut aussi décider de fixer un pont à ces salariés, même s’ils ne lui ont pas demandé.

1. Quand le salarié demande à faire le pont

Lorsqu’un salarié souhaite ne pas travailler un jour qui aurait dû normalement être travaillé, il peut demander à prendre un jour de congé payé, qui s’imputera alors sur le nombre de jours de congés payés acquis à cette date. En matière de congés payés, l’ordre et les dates de congés sont fixés par l’employeur. L’employeur peut donc accepter cette demande ou la refuser, par exemple si elle intervient en période de gros travaux.

Le salarié a aussi la possibilité de demander une autorisation d’absence non rémunérée (jour de congé « sans solde »), qui ne s’imputera pas sur ses congés payés. Là aussi, l’employeur décidera d’accorder ou non cette autorisation d’absence.

En tout état de cause, un salarié ne peut pas décider de faire le pont de sa propre initiative, sans l’accord de son employeur.

2. Quand l’employeur décide que les salariés feront le pont

L’employeur peut décider que la journée sera récupérée (récupération des heures perdues) ou décider d’offrir le pont à ses salariés. Dans ce dernier cas, il accorde en pratique un jour de congé payé supplémentaire à ses salariés. Il peut également leur proposer de prendre une journée de congés payés ou une autre journée de repos si les salariés y ont droit (jour RTT…).

Dans le cadre de la récupération des heures perdues, les heures non travaillées le jour du pont sont payées à titre d’avance et sont effectuées ultérieurement par les salariés. Les salariés « récupéreront » les heures perdues durant les 26 semaines au maximum qui suivent le pont, à raison de 8 heures au maximum par semaine, dans les limites des durées maximales de travail (10 heures par jour et 48 heures par semaine). Lors de leur réalisation, ces heures ne seront pas considérées comme des heures supplémentaires et ne donneront pas lieu à paiement puisqu’elles auront déjà été payées.