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Travaux spécifiques : faire appel à une Cuma ou à une ETA

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Malgré la difficulté à confier ses travaux à un tiers, la délégation continue à se développer.En particulier pour des travaux spécifiques qui nécessitent des machines coûteuses, durant quelques jours par an seulement. Les solutions analysées ici sont l’ETA (1) et la Cuma (2). C’est la fréquence du besoin qui permet de se déterminer.

Déléguer des travaux

Limiter les investissements

Afin de réduire les coûts de mécanisation et faire face à la pénurie de main-d’œuvre, déléguer des travaux des champs ou d’élevage permet de limiter les investissements matériels et de mieux gérer les pointes de travail.

Des tâches ponctuelles

Les travaux couramment délégués sont ceux considérés comme lourds, ponctuels et coûteux. Ils concernent surtout des cultures spécifiques, qui nécessitent un apport technique particulier, un matériel ou un savoir-faire.

Toutes les productions

Les travaux susceptibles d’être délégués sont nombreux : récolte, épandage, labour, semis, ensilage, production de chanvre (cas analysé ci-contre), etc. Toutes les tâches qui nécessitent du matériel spécifique.

Une activité répétitive

La fréquence est un paramètre essentiel. Si ces travaux ne sont à envisager qu’une seule fois, l’ETA sera mieux adaptée que la Cuma, qui nécessite un engagement dans la durée avec le groupe.

Pluriactivité

Certains agriculteurs délèguent la totalité de leurs travaux, afin de se concentrer sur leurs autres productions ou de se dégager du temps. C’est le cas notamment des jeunes qui s’installent tout en exerçant un autre métier. L’ETA est susceptible de leur proposer une prestation intégrale ou la réalisation de tâches précises. Sur la base d’une organisation collective des chantiers, la Cuma peut aussi s’adapter à leur situation de pluriactifs.

S’organiser autrement

Une bonne entente

Si recourir à une Cuma est préférable pour des travaux qui se répètent chaque année, il faut aussi peser son exigence organisationnelle. Les adhérents doivent s’entendre pour utiliser un même matériel quasiment dans le même temps. C’est le cas en particulier pour les semis ou la moisson. Adhérer à une Cuma signifie rejoindre un groupe d’au minimum quatre exploitants. Ce qui implique un effort d’échange et d’entente. Le groupe doit définir les priorités et le partage des tâches. Des concessions sont à faire. Mais l’esprit collectif se révèle souvent très stimulant. La Cuma permet aussi de ne plus porter seul tous les risques.

Si l’exploitant redoute ce collectif, l’ETA est une solution préférable.

Garder la main

Au sein d’une Cuma, l’exploitant continue à acquérir de nouvelles compétences, en bénéficiant de l’expérience des autres membres. Ce qui est moins le cas avec l’ETA puisque les travaux sont délégués.

(1) Entreprise de travaux agricoles. (2) Coopérative d’utilisation de matériel agricole.

Rosanne Aries
EXPERT
« Ne pas négliger la valeur du collectif » Yoann Chevalet, conseiller en gestion à CER France* (Aube)

«L’adhésion à une Cuma engendre des obligations. Si l’exploitant veut rester libre de ses décisions et ne pas intégrer un collectif, il recourt à l’ETA. Mais en y ayant recours, c’est toute une compétence qu’il délègue. La Cuma est aussi un lieu d’échange d’expériences et de soucis, un moyen de ne pas rester seul sur la ferme. Elle permet de rester maître de ses travaux : c’est l’exploitant qui décide, même s’il est tenu de considérer les besoins du groupe.

Autre paramètre décisif dans le choix : la fréquence des travaux. Pour un chantier d’arrachage de betteraves, avec un engagement de surface assez stable d’une année à l’autre et de l’entraide pour le transport, la Cuma semble adaptée. En revanche, pour un chantier ponctuel du sol, une ETA disposant d’un large panel d’outils peut s’avérer plus pertinente. La tâche sera effectuée différemment d’une campagne à l’autre, avec un outil à disque ou à dents, etc.

La Cuma est moins adaptée pour détenir de gros matériels utilisés de façon ponctuelle et irrégulière : le recours à un prestataire ou à la location est plus approprié dans ce cas. »

(*) CER France de Champagne Nord-Est Île-de-France.

Parts sociales

Au sein de la Cuma, elles sont « un droit à utiliser le matériel ». Les parts sociales sont souscrites au prorata des travaux à réaliser. Chaque Cuma définit ses propres critères de souscription de parts sociales. Elles sont remboursées au moment du départ.

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