D’une promotion à l’autre, les profils des candidats varient beaucoup. Mais globalement, Emmanuelle Renaud en charge de la formation « Cap main-d’œuvre » à la chambre d’agriculture de l’Indre-et-Loire constate une évolution sur sept ans.

« Pour les premières promotions, on avait davantage de profils de personnes déjà salariées, en agriculture, notamment en viticulture, et qui souhaitaient aller vers l’élevage. Désormais, on est plutôt sur des profils de demandeurs d’emploi qui veulent complètement se reconvertir, des gens hors secteur agricole, qui ont envie d’un retour à la terre, et qui ont déjà mûri leur réflexion (c’est le cas cette année). Ils ont aussi tous intégré que le salariat était formateur, et pouvait être un tremplin avant une installation. »

L’élevage en bovin lait séduit à nouveau

La nouveauté par ailleurs au fil du temps est le rééquilibrage entre les candidats en bovin lait et en caprin. « Pour les précédentes promotions, nous avions surtout des personnes pour le caprin et pas beaucoup en bovin lait. Cette année, on équilibre, commente Emmanuelle Renaud. C’est important pour nous. C’est là où se concentrent les besoins en salariat et en installation. »